Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le conseiller municipal n’a pas intérêt à agir contre un permis de construire

En cette seule qualité en tout cas :

 

 

 

 

« Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 29 novembre 1991, présentée par M. Marcel X..., demeurant ... à La Seyne-sur-Mer (83500) ; M. X... demande au Conseil d'Etat :

 

1°) d'annuler le jugement du 7 novembre 1991 par lequel le tribunal administratif de Nice, d'une part, a rejeté ses demandes tendant, l'une, à l'annulation de l'arrêté du 9 janvier 1989 du maire de La Seyne-sur-Mer qui, au nom de l'Etat, a délivré un permis de construire à Mme Y..., l'autre, à ce qu'il soit sursis à l'exécution de cet arrêté, d'autre part, lui a infligé une amende de 2 000 F pour recours abusif en application de l'article R. 83 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;

 

2°) d'annuler l'arrêté du 9 janvier 1989 du maire de La Seyne-sur-Mer ;

 

Vu les autres pièces du dossier ;

 

Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;

 

Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;

 

Après avoir entendu en audience publique :

 

- le rapport de M. Dulong, Maître des requêtes,

 

- les conclusions de M. Z.... Martin, Commissaire du gouvernement ;

 

Considérant que pour rejeter les demandes de M. X... dirigées contre l'arrêté du 9 janvier 1989 par lequel le maire de La Seyne-sur-Mer a délivré un permis de construire à Mme Y..., le tribunal administratif s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé ne résidait pas à proximité de la construction envisagée et ne justifiait, dès lors, d'aucun intérêt pour agir ; que, contrairement à l'unique moyen soulevé en appel par M. X..., ses fonctions de conseiller municipal de la commune ne lui donne aucun intérêt de nature à lui permettre de demander l'annulation dudit permis de construire ; que, par suite, c'est à bon droit que le tribunal administratif a déclaré ses demandes irrecevables ;

 

Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la requête de M. X... ne peut qu'être rejetée ;

Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X..., à Mme Y..., au maire de la commune de La Seyne-sur-Mer et au ministre de l'équipement, des transports et du tourisme.

Consulter mon profil Avocat.fr

Les commentaires sont fermés.