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Promesse de vente : un taux de prêt « plus favorable » peut-il finalement coûter très cher à l’acquéreur ?

L'arrêt rendu par la Cour de cassation le 25 juin 2026 mérite toute l'attention des professionnels de l'immobilier et de leurs clients.

 

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Dans cette affaire, une promesse de vente était conclue sous condition suspensive d'obtention d'un prêt d'un montant maximal de 1 475 000 €, sur une durée maximale de 25 ans et à un taux nominal maximal de 1,75 %.

L'acquéreuse avait bien réalisé des démarches auprès d'établissements bancaires, mais en sollicitant des prêts à un taux de 1,30 %. La cour d'appel avait estimé que ces demandes étaient conformes à la promesse puisqu'elles concernaient un taux plus avantageux que celui prévu contractuellement.

La Cour de cassation adopte une position différente. Elle rappelle que lorsque les caractéristiques du financement sont précisément définies dans la promesse, elles doivent être respectées. Une demande de prêt qui s'écarte des conditions convenues peut conduire à considérer que l'acquéreur a lui-même empêché la réalisation de la condition suspensive.

Au-delà de cette question technique, l'arrêt met également en lumière l'importance du principe de bonne foi dans l'exécution des contrats.

L'acquéreuse avait sollicité une prolongation du délai de réalisation de la condition suspensive alors qu'elle avait déjà reçu plusieurs refus de financement. Pour la Haute juridiction, les juges auraient dû rechercher si l'absence d'information donnée aux vendeurs sur ces refus était compatible avec l'obligation de bonne foi prévue par l'article 1104 du Code civil.

Cette décision rappelle que les conditions suspensives ne sont pas de simples formalités. Elles imposent aux parties une véritable rigueur dans leurs démarches et une transparence dans leurs relations.

Pour les acquéreurs, le message est clair : les demandes de financement doivent correspondre exactement aux critères définis dans la promesse. Pour les vendeurs, cet arrêt confirme que la loyauté et le sérieux des démarches entreprises par l'acquéreur peuvent être examinés par les juges.

Une décision qui illustre une tendance constante de la jurisprudence : en matière immobilière, le respect des engagements contractuels s'apprécie avec précision, et la bonne foi demeure une exigence essentielle tout au long de l'opération.

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